Hawkesbury Ontario

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Historique


DES DÉBUTS LABORIEUX

 

LES MISSIONNAIRES      Attirés par l'industrie du bois au début du dix-neuvième siècle, de nombreux Québécois vinrent s'installer au Chenail Écarté.  Ainsi se forma la ville de Hawkesbury, appelée à devenir le plus important centre canadien-français de la vallée de l'Outaouais inférieur.  Cette population industrieuse était pauvre et mit bien des années à obtenir sa paroisse.  Elle fut longtemps visitée par des missionnaires venus de Monte Bello, de L'Orignal et de Bytown.  Le premier fut Jean-Baptiste Roupe des Deux-Montagnes, en 1815.  La desserte fut longtemps irrégulière et les prêtres célébraient la messe dans une des maisons du village.  Parmi eux figuraient Pascal Brunet, considéré comme le premier curé de L’Orignal, Jean-Baptiste Bourassa, Louis-David Charland, Pierre Lefaivre, Auguste-Médard Bourassa, Joseph-Henri Tabaret (1851-1853), les abbés Bérubé et Ménésippe, Joseph David (1853-1855) ainsi que quelques anglophones, dont John J. Collins de Saint-Eugène.

LA FONDATION DE LA PAROISSE      En 1860, l'Église d'Ottawa possédait deux lots et monseigneur Guigues, premier évêque du diocèse, en acheta deux autres lors de sa visite à la mission.  Ce ne fut toutefois qu'une douzaine d'années plus tard que l'abbé Antoine Brunet obtint, de John Hamilton, le don d'un vaste terrain.  Il y fit ériger une première chapelle, bénite en 1873.  Construite en bois, elle mesurait 80 pieds de longueur sur 40 de largeur.  Cette même année, le premier août 1873, la desserte fut érigée en paroisse, et placée sous le patronage du saint du jour, Alphonse Marie de Liguori.  Au sujet de la chapelle, les auteurs donnent des versions qui diffèrent quelque peu. 

 

LA PREMIÈRE CHAPELLE        Dans Splendeurs eucharistiques de Hawkesbury - Congrès de 1942, Adrien Bergeron cite les notes de l'éminent citoyen que fut Jean-Louis Cloutier: « Aussi avec quelle ardeur les colons abandonnés soupiraient-ils depuis des années après la venue du représentant de Dieu et avec quel empressement ils élevèrent un humble temple au seigneur et un abri pour son ministre quand ils apprirent qu'il allait venir demeurer au milieu d'eux.  Or cette chapelle, terminée pendant l'année de 1873, fut bénite aussitôt, et en cette même année, la desserte de Hawkesbury fut érigée canoniquement en paroisse le premier août » (p. 37).  Une première correction s'impose: l'érection canonique ne viendra qu'en 1901.  Mais il faut accepter l'élévation en 1873 de la mission en paroisse.  Quant à cet « abri » pour le prêtre, monsieur Cloutier ajoute dans la même page: « Mais en attendant la construction du presbytère, le prêtre desservant se retirait chez monsieur Félix Arbic ».  Ce mot de « desservant » confirme en outre que Saint-Alphonse n'avait pas encore de curé résidant.  Il faut comprendre qu'en cette année de 1873, l'abbé Brunet fut remplacé à L'Orignal et que ses successeurs, les abbés Mancip, Routhier et Bérubé, continuèrent à demeurer dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste.

 

DES VERSIONS QUI DIFFÈRENT        Le père Alexis de Barbezieux apporte toutefois les précisions suivantes, en ce qui a trait à la première chapelle: « L'espoir que manifestait, en 1873, monseigneur Guigues, de voir promptement terminée la chapelle de Hawkesbury, ne se réalisa point [...] Ce ne fut que deux ans plus tard, sous l'administration du Rév. M. Routhier, qu'un nouveau comité, reprenant l'entreprise en son oeuvre, la mena à bonne fin, juillet 1875 » (Histoire de la province ecclésiastique d'Ottawa, 1897, t. 2, p. 36).  Il enchaîne d'ailleurs, au sujet du lieu du culte: « Depuis plusieurs années déjà, MM. Brunet et Mancip faisaient régulièrement mission à Hawkesbury et disaient la messe dans le haut d'un hangar faisant partie du magasin de M. Lortie. »  Où est la vérité?  D'un côté, les notes de monsieur Cloutier demande quelques corrections; de l'autre, le père Alexis avoue, dans son introduction à sa colossale histoire, que « le temps nous a manqué. » (t. 1, p. ix). 

 

OÙ EST LA VÉRITÉ ?      Toujours en parlant de la première chapelle, le père Alexis écrit: « M. Charlebois, du Collège de Sainte-Thérèse, fut délégué pour bénir la nouvelle église, 1er août 1875.  Elle était en bois, longue de quatre-vingts pieds, large de quarante-cinq, et fort convenable » (t 2, p. 36).  Il est surprenant de lire ici le mot église.  De son côté, Jean-Louis Cloutier explique: « Mais il ne fut pas long que cette chapelle ne sut répondre aux besoins de la population toujours grandissante et dès 1881, on construisait l'église de bois qui fut transformée [...] en une école pour garçons.  Cette nouvelle chapelle fut bénite par l'abbé Charlebois, curé de Sainte-Thérèse de Blainville (Splendeurs eucharistiques, p. 37).  Ces textes donnent à croire que monsieur Cloutier » est le plus près de la vérité et que le père Alexis a confondu l'érection des deux chapelles, car il y en a bien eu deux.

 

LES DESSERVANTS       Dès 1881, la population grandissante avait donc nécessité la construction d'une nouvelle chapelle.  Ce fameux édifice deviendra l'École Bon-Secours, communément appelée "l'école grise".  Les curés de L'Orignal poursuivaient cependant leur ministère à la paroisse Saint-Alphonse.  À l'abbé Antoine Brunet (1862-1873) avait succédé l'ancien curé d'Alfred, de Saint-Philippe d'Argenteuil et de Chute-à-Blondeau, l'abbé Pierre-Simon Mancip (1873-1875), ainsi que messieurs Joseph-Onésime Routhier (1875-1880) et Joseph-Octave Bérubé (1880-1883).

L'OEUVRE DES PREMIERS CURÉS

LE PREMIER CURÉ.  Venu du diocèse de Rimouski, monsieur l'abbé Elzéar Couture devint le premier curé résidant, le 31 août 1883.  Deux ans après, il fit ériger un premier presbytère de pierres d'un étage et demi sur l'emplacement actuel de la Caisse populaire.  Le père Alexis précise que cette maison, avec le terrain de six acres qui l'entoure, coûte 4,000$. (Histoire de la Province ecclésiastique d'Ottawa, t. 2, p. 162).  L'abbé Couture acquit en outre, toujours en 1885, un terrain de quatre acres pour servir de cimetière.  En 1887, il ajouta une sacristie à la chapelle et fit faire des galeries.  Il fit appel aux Soeurs Grises de la Croix (Soeurs de la Charité d'Ottawa) et, le 29 août 1891, les soeurs Saint-Alexis, Saint-Thècle, Lajemmerais et Saint-Jude entreprirent leur oeuvre d'éducation à laquelle s'ajoutera, plusieurs décennies plus tard, celle de l'Hôpital Général.  Comme partout ailleurs où elles se sont établies, les religieuses ont accompli une mission d'une valeur inestimable.  Quant à l'abbé Couture, malade, il dut se retirer et quitta le diocèse après huit ans d'un labeur qu'on qualifia de zélé et enthousiaste.  Depuis l'année précédente, 1890, il avait pu compter sur l'aide d'un premier vicaire à Hawkesbury.

 

 

LE DEUXIÈME CURÉ.  Le chanoine Séraphin Philip fut nommé curé au mois de novembre 1891 et occupa son poste jusqu'en octobre 1913.  Né à Rochebrune, en France, le 9 octobre 1840, venu au Canada en 1862, ordonné prêtre à Ottawa le 15 août 1866 (Le Canada ecclésiastique donne le 16 mars 1867), il avait fait mission à Saint-Isidore-de-Prescott et à Saint-Bernard de Fournier avant d'accepter la cure de Saint-Joseph d'Orléans (1872-1891).  Comme les Canadiens français créaient alors une véritable explosion démographique, le curé dut bientôt voir à la construction d'une véritable église d'environ 30,000 dollars.  Pour ce faire, chaque famille versera mensuellement 25 cents, librement, volontairement et à l'unanimité. 

La première pierre fut bénite le 14 juin 1896.  L'entrepreneur L.-Joseph Fauteux -- le même qui avait érigé l'église Saint-Joachim de Chute-à-Blondeau en 1892 -- éleva l'édifice de pierres, de 144 pieds par 50, sous la direction de l'architecte L.-G. Gauthier.  Monseigneur Joseph-Thomas Duhamel, deuxième évêque et premier archevêque d'Ottawa, procéda à la bénédiction solennelle du nouveau temple, le 5 septembre 1897.  La décoration intérieure de l'église sera principalement l'oeuvre de Toussaint-Zénophon Renaud, un jeune artiste-décorateur de beau talent et promis au plus bel avenir, qui signera dans les décennies qui suivirent la réalisation artistique de plus de deux cents églises.

 

L'ÉRECTION CANONIQUE.  Le 21 février 1901, monseigneur l'Archevêque érige canoniquement en paroisse la partie du canton de Hawkesbury-Ouest bornée au nord par la rivière Outaouais, à l'est par la ligne qui sépare le canton de Hawkesbury-Ouest de celui de Hawkesbury-Est; au sud par la ligne qui sépare le deuxième du troisième rang du canton de Hawkesbury-Ouest; à l'ouest par la ligne qui sépare le canton de Hawkesbury-Ouest de celui de Longueuil (Splendeurs eucharistiques, p 40).  La bénédiction et le baptême d'un premier carillon se firent au mois de juin 1906.  La première cloche, nommée Pie X en l'honneur du pape, imposait ses 2260 livres; la deuxième, d'un poids de 1160 livres, portait les prénoms de l'archevêque: Joseph-Thomas; la troisième prit le vocable de Saint-Alphonse-Marie-de-Liguori et pesait 684 livres.

L'ÉPOQUE DU CURÉ GASCON

LE TROISIÈME CURÉ.  De santé précaire, le chanoine Philip fut remplacé en 1913 par le renommé chanoine Gascon qui venait d'occuper la cure de la paroisse voisine de Grenville pendant vingt et un ans.  Né à Sainte-Agathe-des-Monts le 9 mai 1863, l'abbé Joseph Gascon fut ordonné prêtre le 8 février 1891.  Après un stage d'un an et demi à titre de vicaire de la paroisse Sainte-Brigitte d'Ottawa, il vint à Grenville où il établit sa réputation de bon vivant.  Les anciens ont souvent rappelé les repas pantagruéliques qui se déroulaient, tel un véritable concours, entre lui et le célèbre Joseph Leclerc, curé de la paroisse voisine de la Chute-à-Blondeau.  N'avait-il pas dit à sa ménagère en faisant de l'humour aux dépens de son confrère: Fais à manger pour trois, Leclerc vient souper avec moi.

 

LE BÂTISSEUR.  Dès son arrivée à Hawkesbury, ce fut toutefois l'homme d'action qui se fit remarquer.  Il restauta d'abord l'ancien couvent qu'il agrandit et en fit une nouvelle école pour fille, là où s'étend aujourd'hui l'École Paul VI.  Ce fut le Couvent du Sacré-Coeur.  Puis, en février 1914, il entreprit le projet de construction d'un nouveau presbytère, plus imposant et plus moderne, sur l'emplacement du premier.  Il se fit autoriser à contracter un emprunt de 20,000$ pour accomplir les travaux.  Vint en même temps la souscription volontaire de cinq dollars par année pendant cinq ans afin de réaliser la construction d'une école pour garçon.  Le presbytère et l'Académie Saint-Joseph furent érigés sur le champ.  Le collège connut d'abord une vocation commerciale et fut confié aux Frères de l'Instruction chrétienne qui se dévouèrent pendant dix-sept ans avant d'être remplacés, en 1934, par les Frères des Écoles chrétiennes qui détenaient des brevets d'enseignement valides en Ontario.  Ces communautés religieuses enseignantes de frères et de soeurs, tant à Hawkesbury qu'ailleurs au pays, ont véritablement présidé à la sauvegarde et à l'épanouissement de la langue et de la culture françaises.  Il importe grandement que la mémoire collective s'en souvienne.

UNE DURE ÉPREUVE.  Cette ère de grand développement lancée par le curé Gascon fut toutefois marquée d'une pénible infortune lorsqu'un violent incendie détruisit complètement la belle église de pierres, le 25 octobre 1924.  Même le presbytère ne fut épargné qu'à grand-peine.  Mais n'écoutant que son courage et faisant appel à sa générosité, le curé se mit à l'oeuvre et, à une époque où tout était difficile à obtenir, argent, matériel, etc., il [réussit] dans l'espace de deux années à relever de ses ruines ce superbe temple qui fait l'orgueil de la ville et l'envie de toute la région environnante. (Jean-Louis Cloutier dans A. Bergeron, Splendeurs eucharistiques, p. 42). 

UN NOUVEAU CARILLON.  On organisa la cérémonie de la bénédiction des cloches dès le mois de septembre 1926.  Cette fois, le carillon en comptait quatre, sur les notes de RÉ, SOL, LA, SI.  La grosse cloche (3540 livres) reçut le nom du pape Pie XI; la seconde (1430 livres) s'appela Joseph-Médard, du prénom de l'archevêque Émard d'Ottawa; la troisième (1050 livres) fut baptisée Joseph, comme le curé; l'autre (730 livres) se prénomma Félix, en l'honneur de monsieur Arbic qui contribua pendant des décennies à la vie paroissiale. 

 

Bénédiction des cloches en 1926
Carillon de
Saint-Alphonse-de-Liguori
Hawkesbury

                                                                                                                                                            
Pie XI-Pietro.......................................................... RE       3450 livres
Joseph-Médard.........................................................SOL      1430 livres
Joseph ..................................................................LA    1050livres
Félix...................................................................... SI      730 livres
Poids total du bronze seul ................................................  6660 livres
Carillon fondu par la maison C. WAUTHY, de Douai, France. Dominique COGNÉ, représentant, Montréal.


Première cloche sur le BOURDON RE
Nom: Pie XI Pietro.
Effigies : Armes du Pape; Sacré-Coeur de Jésus; St-Jean-Baptiste; Croix.
Inscriptions : La première église fut construite par le Chanoine S. Philip en 1896. Elle fut incendiée en 1924 et reconstruite en 1925 par le curé Joseph Gascon, Chanoine.
Anciens vicaires : J.O.-F. Allard, 1890-1905; W.-F.-N. Cousineau, 1905-1907; J.-A. Larocque, 1907-1911; Isaïe Godin, 1911-1912; A. Lemieux, 1912-1913; Emile Landry, 1915-1916; Calixte Landry, 1916-1921; J. Char­bonneau, 1918; Roméo Guindon, 1918; Elzéar Racan, 1918; R. Claude, 1918-1924; Emile Secours, 1921-1923; E. Latendresse, 1924-1925.

 

Deuxième cloche: SOL
Nom: Joseph-Médard
Effigies: Armes de Mgr Emard, St-Joseph, Croix St-François
Inscriptions: Premier curé: F.-Elzéar Couture, 1883-1891; deuxième curé: Séraphin Philip, chanoine, 1891-1913; troisième curé: Joseph Gascon, chanoine, 1913-
Vicaires: J.-L. Paquette, 1923; J.-E. Vézina, 1925.

Troisième cloche LA
Nom: Joseph.
Effigies: St-Alphonse-de-Liguori (évêque).
Inscription: Vicaires: J.-L. Paquette, 1923; J.-E. Vézina, 1925.

Quatrième cloche: SI
Nom: Félix, (évêque).
Effigie: La Ste-Vierge, Soeur Thérèse de l'Enfant Jésus. St-Pierre. Croix.
Inscription: Syndics: Félix Harbic; J. Costello, Louis Proulx, Denis Har­bic, Adhémar Clément.

LES PREMIERS VICAIRES.  En plus des noms des curés et des syndics, les noms des anciens vicaires de Saint-Alphonse étaient gravés sur les cloches: J. O.-Ferdinand Allard, ordonné prêtre le 18 décembre 1887 (1890-1905); Wilfrid-François Cousineau, ordonné le 21 décembre 1904 (1905-1907); J.-Armand Larocque, ordonné le 2 juin 1907 (1907-1911); Isaïe Godin, ordonné le 13 juin 1908 (1911-1912); A. Lemieux (1912-1913); Émile Landry, ordonné le 26 avril 1914 (1915-1916); Calixte Landry, ordonné le 19 avril 1914 (1916-1921); Polydore Major, ordonné le 10 juin 1911 (1918); Roméo Guindon, le futur curé des lieux (1918); Elzéar Racan, ordonné le 29 août 1915 (1918); Rodrigue Glaude, LL.D., ordonné le 7 mai 1916 (1918-1924); Joseph Charbonneau, originaire de Lefaivre, ordonné le 24 juin 1916 et qui sera nommé archevêque de Montréal en 1940 (1919-1920); Émile Secours, ordonné le 22 octobre 1916 (1921-1923); J.-Louis Paquette (ou Léopold Paquet), ordonné en 1921 (1923-1930); J.-Émile Latendresse, ordonné le 14 juin 1924 (1924-1926);  J.-Émile Vézina, ordonné le 14 juin 1925 (1925-1931).  Le vicaire J. Ernest Béchard, ordonné le 20 juin 1916, arrivera peu après.

UN PREMIER HÔPITAL.  Simultanément à la reconstruction de l'église, le curé Gascon songeait à un hôpital.  Comme les Soeurs Grises ne pouvaient se permettre cette surcharge financière, le pasteur acheta lui-même l'ancien hôtel "le Lion d'Or", le fit rénover et le remit aux religieuses qui en prirent possession au mois d'août 1927.  L'Hôpital Notre-Dame, à l'angle sud-ouest des rues Régent et William, entreprenait sa mission avec 16 lits auxquels 24 autres s'ajouteront cinq ans plus tard.  En 1930, le chanoine Gascon accepta un mandat de six ans à la cure de Saint-Eugène, après quoi il revint à Hawkesbury écouler une heureuse retraite.

 

 

         L'ÈRE DU CHANOINE GUINDON

L'ADMINISTRATEUR.  En 1930, s'amorçaient les années de la grande dépression et la dette de la paroisse était lourde.  Aussi monseigneur Guillaume Forbes nomma-t-il un prêtre énergique comme quatrième curé de Saint-Alphonse.  L'abbé Roméo Guindon accepta la charge, à la condition expresse qu'on lui laissât carte blanche en ce qui avait trait à l'administration temporelle de la paroisse.  Né à Clarence Creek le 11 février 1886, ordonné prêtre le 14 juin 1916, c'était un homme d'expérience dans la force de l'âge qui s'amenait à Hawkesbury.  Les notes précieuses de monsieur Jean-Louis Cloutier, utilisées tant par le père Adrien Bergeron dans son livre sur le Congrès eucharistique de 1942 que par monsieur Henri Clément et son équipe dans Hawkesbury 1859-1984, font valoir le travail acharné de ce curé pour procurer de l'emploi à ses paroissiens et les voir vivre dans l'aisance.  Certains purent lui reprocher ses affinités politiques et de prêcher que le ciel est bleu et l'enfer est rouge, ou encore de réclamer des quêtes silencieuses.  Mais nul ne dira assez tous les progrès que cet homme, à l'écorce parfois rude mais au coeur d'or, a suscité dans sa ville.  Pendant ses trente-six années de ministère à Saint-Alphonse, soit jusqu'à se mort, l'oeuvre humanitaire du chanoine Guindon ne s,est jamais démentie.

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LES HÔPITAUX.  Monsieur Guindon ne se préoccupa pas seulement de l'implantation de nouvelles industries à Hawkesbury.  On lui doit aussi de grands progrès dans le secteur de l'éducation et dans le domaine des soins hospitaliers.  En 1937, il fonda un centre d'accueil pour filles-mères, le Centre Moira.  Il fit venir la communauté du Bon Pasteur pour s'occuper de l'hôpital du même nom.  En février 1956, le curé suscita l'érection de l'Hôpital Saint-Coeur-de-Marie, greffé au précédent.  Située à l'angle nord-ouest des rue McGill et Du Bon-Pasteur, cette maison, spécialisée en obstétrique et en gynécologie, deviendra l'Hôpital Général en passant aux mains des Soeurs de la Charité d'Ottawa (Soeurs Grises de la Croix).  Le curé avait aussi retenu les services des Soeurs de Notre-Dame-du-Clergé comme ménagères et sacristines.

LE CONGRÈS EUCHARISTIQUE.  L'événement le plus marquant de la longue carrière du chanoine Guindon fut toutefois la tenue du Congrès eucharistique de 1942, immortalisé deux ans plus tard par la parution des Splendeurs eucharistiques de Hawkesbury, un fort volume de 448 pages illustré et agrémenté de 46 autres pages de photographies.  Dans la préface, l'auteur Adrien Bergeron, un père du Saint-Sacrement, présente ce volume dont le but est de faire revivre les souvenirs et les enseignements du Congrès de Hawkesbury (p. 13).

UNE PARTICIPATION ÉDIFIANTE.  Ce fut beaucoup plus qu'une simple fête religieuse que ce fameux Congrès eucharistique régional.  Les 47 paroisses qui formaient alors la partie est du diocèse d'Ottawa, soit 16 de Prescott, 13 de Russell, 12 de Papineau et 6 d'Argenteuil y participèrent pleinement.  Non  seulement les paroissiens de tous ces environs se rendirent-ils massivement à Hawkesbury pour les grandes célébrations (1500 fidèles de Brownsburg!), mais encore organisèrent-ils, selon l'expression de l'auteur, une couronne immense et magnifique de petits congrès paroissiaux (p. 123).

UN ÉVÉNEMENT D'ENVERGURE.  Au début de sa préface, le père Bergeron affirme d'ailleurs sans ambages: Jamais événement d'aussi vaste ampleur et bienfaisance n'avait encore paru dans l'histoire pourtant déjà belle et longue de cette région outaouaise.  Même le diocèse, auquel elle appartient, n'avait encore connu, à date, pareille démonstration de foi et de piété catholique (p. 13).  Quelques années plus tard (18-22 juin 1947), le Congrès Marial d'Ottawa s'avérera mémorable avec la participation d'un million de pèlerins; toutefois les fêtes de Hawkesbury atteignirent des sommets inégalés par les autres congrès régionaux.  D'ailleurs l'auteur ajoute:Il y eut déjà, il y aura dans l'avenir des congrès matériellement plus grandioses que celui de Hawkesbury.  Il ne saurait que difficilement y en avoir où le visible ait plus efficacement fait atteindre et goûter l'invisible que celui-là.  L'abbé Guindon fut nommé chanoine honoraire après le congrès.

UNE MULTITUDE DE CÉRÉMONIES.  Du 3 au 5 juin 1992, le curé Roger Bouchard et ses paroissiens ont dignement commémoré, par des Quarante-Heures, le cinquantième anniversaire de ces manifestations religieuses du 26 au 30 août 1942.  Il ne fallait cependant même pas songer à reprendre le programme original, alors que les messes commençaient à quatre heures, avant l'aube, pour se terminer par celle de minuit, célébrée chaque nuit par un évêque différent de l'archidiocèse d'Ottawa.  Aux nombreuses messes s'ajoutaient les prières, les chants, les heures d'adoration, les instructions doctrinales, les démonstrations liturgiques, les séances d'études, les jeux scéniques, les processions et, naturellement, l'adoration solennelle ininterrompue pendant les cinq jours et les quatre nuits.  Dans ses remerciements, lors de la clôture du congrès, le curé ajoute, en s'adressant à ses paroissiens: Laissez-moi vous dire que vous avez été admirables sur toute la ligne, depuis le début jusqu'à la fin.  Vous avez été à l'honneur et votre paroisse a été mise en relief sur la carte géographique (Splendeurs eucharistiques, p. 317).

UN TRAVAIL D'ÉQUIPE.  Il allait de soi que le curé Guindon fût grandement appuyé dans l'organisation du congrès.  Un comité de laïcs avait apporté son précieux concours.  Qu'il suffise de rappeler les noms de Noël Berthiaume, M. Champagne, Jean-Louis Cloutier, Th. Laurin, L. Maisonneuve, A. A. Préfontaine, L. A. Sabourin et J. B. Woods.  La contribution des vicaires Paul A. Caron, Édouard Landry et particulièrement Félicien Bricault s'avéra indispensable. 

LES VICAIRES DU CHANOINE.  Pendant ses trente-six années de ministère, le chanoine reçut l'appui de nombreux vicaires, soit vingt-six.  Règle générale, il en avait simultanément trois.  Aux abbés Paquette et Vézina, succédèrent les abbés Paul A. Caron (1930-1943); Lucien Beaudoin, C.S., L.Th., D.D.C. (1931-1935); Aurèle De Celles, L.Th. (1932); Éphrem Thivierge (1935-1938); Félicien Bricault (1935-1946); Léo Sabourin (1938); Édouard Landry (1938-1946); Lionel Larocque (1943-1954); René Soucy (1946-1947); Ernest Smith (1946-1948); Maurice Bilodeau (1947-1951); Gérard Touchette (1948-1952); François Lafleur (1951); J. Adoris Lavigne (1951-1954); Édouard Déry (1952-1954); Laurent P. Martel (1954-1957); Ernest Denis (1954-1956); Jean-Marc Gilbert (1955); Aubert April (1955-1962); Gaston Turcotte (1956-1960, 1964); Paul-Yvon Ménard (1957-1967); Laurent Savage (1960-1964); Bernard Vekeman (1962-1964); Louis-Philippe Dorval (1964-1969).

LA FONDATION DE NOUVELLES PAROISSES.  En 1957, la paroisse était devenue littéralement débordée par le nombre de paroissiens.  Tous les locaux disponibles étaient employés aux divers services religieux: le soubassement de l'église, la sacristie, des locaux d'hôpitaux, des salles d'école.  Saint-Alphonse allait essaimer.  La paroisse de L'Ascension-de-Notre-Seigneur-Jésus-Christ est alors fondée et le curé Rodolphe Couture, arrivé le 3 juillet, vient loger au presbytère du chanoine Guindon.  Le secteur est de la ville avait sa paroisse; la partie ouest allait avoir la sienne, sept ans plus tard, le premier juillet 1964.  L'abbé Édouard Ladouceur en était le premier curé.  Le vieux curé de la paroisse-mère fit alors un don de 5,000$ à la nouvelle paroisse Saint-Dominique.  Entre temps, le diocèse avait créer, en 1959, la paroisse Saint Jude pour les catholiques de langue anglaise de tout l'arrondissement.  Cette paroisse régionale allait soulager plusieurs paroisses environnantes du fastidieux devoir de dispenser un service bilingue, comportant ses inévitables répétitions.

L'OEUVRE D'ÉDUCATION.  Le curé Guindon s'occupa aussi grandement de la jeunesse.  Il savait particulièrement bien communiquer avec les enfants.  Il contribua à leur éducation en obtenant la venue des Frères des Écoles Chrétiennes (1934), puis la construction de l'École du Christ-Roi (1937).  À proximité de celle-ci, du côté ouest, le Centre scout Chanoine-Guindon voyait le jour en 1963.  Plus de trente ans plus tard, le mouvement scout est toujours très actif au Centre Guindon.  En 1961, à cause de sérieuses réserves envers l'école secondaire publique et anglicisante, monsieur Guindon avait utilisé l'éternelle "école grise" pour créer l'École du Curé-d'Ars, dirigée comme jadis par les Soeurs de la Charité d'Ottawa qui offraient les cours de onzième et de douzième années aux jeunes filles.  Situé immédiatement à l'est de l'ancienne École Christ-Roi, c'est cet édifice historique, on s'en souviendra, qui avait servi jadis de lieu du culte, comme deuxième chapelle, à compter de 1881.  C'est là que les religieuses avaient établies leur résidence, lors de la démolition du Couvent du Sacré-Coeur qui faisait place à l'École Paul VI, érigée en 1967.  Elles y resteront jusqu'à leur départ, fort regretté, en 1989, deux ans seulement avant la célébration possible de leur centenaire dans la paroisse.  L'entrepreneur Normand Ravary acquerra alors l'édifice, en décembre 1989, et le transformera en maison à logements, avant de le revendre à Guy Bonin.

UNE CARRIÈRE FRUCTUEUSE.  À sa mort, en 1966, le chanoine Roméo Guindon laissait derrière lui une oeuvre considérable, tant au niveau religieux qu'éducatif, politique, social, hospitalier et économique.  Au cours de son règne (l'expression n'est pas trop forte), il avait payé les lourdes dettes de la paroisse et ajouté à l'église ses deux clochers.

    LES ANNÉES DIFFICILES

LE CINQUIÈME CURÉ.  L'abbé René Denis, qui succédait au fameux chanoine, était déjà bien connu dans tout le diocèse.  C'était un homme qui avait atteint une grande maturité, ayant été ordonné prêtre depuis déjà vingt-neuf ans, soit le 29 juin 1937.  Docteur en théologie, il avait été professeur au Grand Séminaire d'Ottawa.  Mais il fut rapidement rappelé par monseigneur Plourde pour exercer d'autres fonctions qui lui vaudront le titre de monseigneur.  Il aura connu une carrière exceptionnellement active de près de soixante ans.  Il ne resta qu'une année à Saint-Alphonse, le temps de voir l'École Paul VI remplacer le Couvent du Sacré-Coeur qu'il avait vendu pour être démoli à la Commission scolaire catholique de Hawkesbury.  Il connut comme vicaires l'abbé Paul-Yvon Ménard et Louis-Philippe Dorval en plus de voir arriver l'abbé Gérard-Georges Séguin puis Fernand Lajoie au même titre.

 

LE SIXIÈME CURÉ.  L'abbé Rodolphe Couture, curé fondateur de la paroisse voisine de L'Ascension, vint prendre la relève en 1967.  Son mandat, prolongé à huit ans, ne fut pas toujours facile.  Le vent de désertion, dans l'Église catholique, était à l'oeuvre, à Hawkesbury comme ailleurs.  Les revenus étaient à la baisse.  Le curé vendit pour 20,000$ un terrain de 150'x150' pieds  qui en valait quatre fois plus.  Qui plus est, c'était celui de sa résidence et il donna le presbytère à démolir.  Or cet édifice du patrimoine religieux était superbe avec ses trois étages de belle pierre, ses boiseries et ses magnifiques galeries.  Il faut regretter qu'il n'ait pas été conservé et restauré.  Mais c'était pour une bonne cause puisque les citoyens virent se dresser les murs de leur nouvelle caisse populaire.  L'abbé Couture aménagea son nouveau presbytère à même les vastes locaux de la sacristie.  C'était bien mais il reste que le vaste terrain de six acres, acquis par la fabrique au siècle dernier et sur lequel se dressaient naguère le presbytère, le Couvent du Sacré-Coeur pour les filles ainsi que le Collège Saint-Joseph pour les garçons, avait été complètement rogné et l'église étroitement emprisonné.

 

LA PÉNURIE DE PRÊTRES DIOCÉSAINS.  Si la situation temporelle était difficile, la dimension spirituelle devenait encore plus délicate.  Non seulement la pratique religieuse baissait fortement, mais encore de nombreux prêtres quittaient les ordres.  En outre, la fermeture du Grand et du Petit Séminaire d'Ottawa (1968) allaient hypothéquer fortement l'avenir du clergé diocésain.  Les prêtres diocésains (qu'on appelait naguère les prêtres séculiers) se faisant moins nombreux, l'archevêque d'Ottawa fit appel aux Clercs Saint-Viateur de Rigaud.  C'est ainsi que les paroissiens de Saint-Alphonse accueillirent les vicaires Jean-Paul Amyot et Jean-René Goulet au tout début des années 1970.  Le dernier vicaire qui accomplit un mandat complet de six ans, non seulement dans la paroisse mais dans toute la région, fut l'abbé Luc Ricard (1972-1978).  Il mit sur pied le mouvement charismatique.

    MONSIEUR LE CURÉ

LE SEPTIÈME CURÉ L'abbé Roger Bouchard 1975-1998, un prêtre, dont l'énergie et le sens des affaires rappelait la force du curé Guindon à ses beaux jours, faisait son entrée providentielle à Hawkesbury.  L'abbé Roger Bouchard était nommé curé de Saint-Alphonse.  Il allait rapidement relever la situation financière laissée dans un état précaire.  Les quatre salaires payés deviennent bientôt chose du passé.  Le poste de bedeau-sacristain rémunéré est éliminé.  La ménagère ira prendre du service chez l'abbé Ricard, au moment où ce vicaire quittera la paroisse.  Le bénévolat sera mis à l'honneur.  Des activités de cueillette de fonds, telles le bingo, seront mises sur pied.  Pour les services pastoraux, au lieu de vicaires réguliers, l'abbé Bouchard fait appel à des vicaires dominicaux et à des prêtres assistants occasionnels.  Parmi eux, les principaux ont été le père Paul Désilets, c.s.v. ainsi que les abbés Charles-Édouard Gougeon et Maurice Dugré.  Pour le service dominical, la paroisse compte toujours sur les services des pères Gérard Daoust, c.s.v. et Normand Woodbury, s.c.j.  Quant au savant abbé Louis Verreault, octogénaire (né le 18 mai 1915), c'est dans le quotidien qu'il rend encore les plus précieux services.


LE MILIEU FAMILIAL.  L'abbé Roger Bouchard est né le 11 juin 1923 à Sainte-Adélaïde-de-Pabos, près de Chandler sur la baie des Chaleurs, en Gaspésie.  Il est l'aîné d'une famille de onze enfants dont le père et la mère, Déziel Bouchard et Germaine Dupuis, sont décédés nonagénaires.  Les enfants ont conservé la maison familiale, sise à Lévis depuis 1959.  Parmi les sept survivants, le second fils, Valmont (Gabrielle Rioux), et les trois filles, Lucille (feu Benoît Rioux), Agathe (Marcel Blouin) et Béatrice, ont fait carrière à la banque, tout comme le père, qui fut gérant à la Banque Canadienne Nationale de Mont-Joli.  Le troisième fils, Adrien (Lucette Côté), est un chirurgien vasculaire de réputation internationale et le chef médical (retraité en 1997) de l'Hôpital Général d'Ottawa.  Rodrigue, le fils benjamin, a suivi les traces de l'aîné Roger: il est curé à la paroisse Notre-Dame-de-Lourdes au Manitoba.

LES PREMIÈRES ÉTUDES.  Roger Bouchard a poursuivi de longues études.  Dès l'âge de cinq ans, il fait sa première communion.  Il ne fréquente que peu longtemps l'école paroissiale de Sainte-Adélaïde puisque la jeune famille déménage à Mont-Joli vers 1929.  C'est là qu'il complète ses études élémentaires.  Inscrit au Juniorat de Sacré-Coeur à Ottawa, l'adolescent n'y demeure que quelques mois.  Il s'ennuie et déplore la pauvreté des sports organisés.  Les frères Bouchard deviennent de grands adeptes du sport et excellent particulièrement au hockey.  Le jeune Roger revient donc à Mont-Joli où il complète le cours commercial. 

UNE SOLIDE FORMATION.  Mais les parents entrevoient de plus grandes possibilités en leur fils et l'inscrivent au célèbre collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.  Roger y reprend ses études depuis les éléments latins et complète les huit années du cours classique.  Lauréat en musique en 1946, il est diplômé l'année suivante.  Bachelier ès arts (1947), il complète une troisième année de philosophie au Grand Séminaire de Québec, obtenant ainsi un baccalauréat en philosophie (1948) de l'Université Laval.

LES ÉTUDES THÉOLOGIQUES.  Puis l'abbé Bouchard entreprend ses études théologiques à Rimouski.  Au bout d'un an, après avoir constaté la faible qualité des cours, il vient à Ottawa compléter les trois dernières années au Séminaire Saint-Paul.  Dès 1950, l'Université d'Ottawa lui confère un baccalauréat en théologie et, deux ans plus tard, au terme de ses études, il est licencié en théologie.

LE NOUVEAU VICAIRE.  Tout ce long cheminement explique facilement que l'abbé Bouchard a près de vingt-neuf ans, plutôt que l'âge normal de vingt-cinq, au moment où il est ordonné prêtre à Mont-Joli, le 30 mars 1952, par monseigneur Alexandre Vachon, archevêque d'Ottawa.  Après un voyage d'études de quelques mois, il est nommé vicaire à Chute-à-Blondeau auprès d'un curé malade et souvent absent qui le laisse voir à tout.  Il s'occupe particulièrement de la jeunesse.  Il organise les loisirs, surtout les sports, fait construire une patinoire dans la cour de l'école et suscite l'éclosion du mouvement scout.  À la mort du curé Plouffe, l'abbé Bouchard est nommé administrateur temporaire.

UN PUISSANT ORGANISATEUR.  Nommé à Notre-Dame-du-Saint-Esprit d'Eastview (Vanier), à la fin de l'été 1954, l'entreprenant vicaire met sur pied les diverses associations de la nouvelle paroisse.  Les scouts et les guides lui sont surtout redevables.  Il monte une chorale de filles qui remporte un concours national.  Il organise tous les loisirs.  Les terrains de jeux qu'il fait aménager sont enviés partout à la ronde.  Mais surtout, grâce à son sens aigu de l'organisation du bénévolat, il développe des activités lucratives, particulièrement le bingo, qui lui permettront de construire l'église qui n'avait que le sous-sol à son arrivée.  Lorsqu'il quitta la jeune paroisse, au bout de dix ans, celle-ci possédait une belle église, n'avait pratiquement plus aucune dette et jouissait d'un solide état de prospérité.  Nul n'aurait pu prédire alors que cette paroisse allait fermer ses portes quelque trente et un ans plus tard.  À l'automne 1995, l'abbé Bouchard déclarait d'ailleurs: Si j'étais un peu plus jeune et qu'on me confiait cette paroisse, je vous dis qu'elle fonctionnerait rondement!

LE DOCTEUR.  En même temps qu'il témoignait d'une énergie débordante à Vanier, l'abbé Bouchard accomplit l'exploit d'être le seul membre du clergé à obtenir un doctorat en théologie (1962) alors qu'il avait une pleine charge de ministère.  Sa thèse s'intitule La coopération de Marie à notre rédemption dans les documents des papes, de Léon XIII à Pie XII.  Il s'agissait de son troisième diplôme universaire dans cette seule discipline, en plus de ceux en arts et en philosophie, sans compter ceux en commerce et en musique.

LE PRÊTRE POLYVALENT.  En 1964, l'abbé Bouchard vient à Plantagenet.  Il est successivement vicaire, vicaire économe, assistant curé puis curé de la paroisse Saint-Paul en 1969.  Il oeuvre aussi pendant quelque temps à la paroisse Saint-Luc de Curran.  Il est le principal artisan de la construction de l'École secondaire de Plantagenet, construite après que ses deux mémoires eurent été acceptés et inaugurée en 1973.  Pendant vingt ans (1964-1984), il est le conseiller moral de cette école polyvalente.  Il y enseigne la catéchèse, la musique et le chant.  Il est aussi avocat à la cour matrimoniale d'Ottawa pendant dix ans.  Il enrégistre alors une quarantaine de plaidoiries par année.

AU COEUR DE L'ACTION.  À son arrivée à Hawkesbury, le curé Bouchard est nommé vicaire épiscopal de la zone.  Il le sera pendant une période de vingt ans, jusqu'en 1995, avec une seule interruption de moins de deux ans.  Il est à l'origine de plusieurs actions et services en commun, de projets régionaux tels la mise sur pied de la zone pastorale et le chemin de croix.  En 1985, il devient membre du Collège des consulteurs du diocèse.  Il agit aussi à titre de directeur de la Mutuelle des églises et de la Caisse ecclésiastique.  Son activité ne s'exerce pas seulement au niveau du diocèse mais aussi dans les diverses sphères du milieu, tant religieuse, éducative, culturelle et patriotique que sociale, politique et économique.  Par exemple, il a joué un rôle important dans l'avènement de l'enseignement de la religion à l'école secondaire et surtout du Conseil des écoles catholiques de langue française au secondaire dans les comtés de Prescott et Russell.  Il a été membre du Conseil d'administration de l'ACFO (1992-1994) dans cette même région et pendant sept ans à la Commission de logements.  Il apporte depuis 1979 une contribution importante au Conseil d'administration de l'Hôpital Général régional de Hawkesbury.  Il est aussi depuis longtemps l'aumonier provincial de l'Association des Fermières de l'Ontario.  L'histoire retiendra sans doute, comme étant de la plus haute importance, l'oeuvre des paniers de Noël mise sur pied par l'abbé Bouchard, dès sa première année, il y a plus de vingt ans.  Cette organisation charitable dessert les paroisses environnantes et plus de douze cents grosses boîtes de victuailles quittent les "soutes" de l'église Saint-Alphonse en décembre.

À SAINT-ALPHONSE.  À Hawkesbury même, on voit l'abbé Bouchard à l'oeuvre en tant qu'aumonier des Filles d'Isabelle, des Écuyers colombiens, des groupes guides et scouts.  Il continue à administrer le Centre Guindon.  Il fournit les locaux nécessaires à divers groupes, à compter des organismes paroissiaux jusqu'à la Dictée des Amériques.  Il connaît tout le monde grâce à sa visite de paroisse qu'il poursuit avec un zèle inlassable plusieurs mois par année.  Il croit qu'il s'agit là du meilleur moyen de maintenir des liens solides avec tous ses paroissiens.  Il visite régulièrement les élèves de l'École Paul VI et les reçoit tout aussi régulièrement à l'église avec des messes préparées pour eux.  À l'église,  il offre plusieurs services religieux, depuis un solide cours de préparation au mariage jusqu'à des retraites assez fréquentes.  Il dirige une chorale de qualité et accueille des concerts d'envergure internationale.  Il offre deux messes quotidiennes et six messes dominicales.  Pour celles-ci, l'église se remplit régulièrement. En semaine, plus de cent personnes fréquentent quotidiennement l'église.  De nombreux catholiques viennent des paroisses environnantes jouir de la qualité et de la commodité des services offerts.  Saint-Alphonse joue un véritable rôle de paroisse régionale et d'aucuns appellent son église la cathédrale de l'Est.  Il s'agit d'un temple fièrement dressé, bien décoré, aux allures de basilique.

MONSIEUR LE CURÉ.  L'abbé Bouchard a entrepris un quatrième mandat, qui le mènerait jusqu'en l'an 2000, à la tête de sa paroisse.  Il aurait alors atteint l'âge respectable de soixante-dix-sept ans.  Mais, même septuagénaire, c'est un homme demeuré vert et qui jouit d'une excellente santé.  De nombreux fidèles se demandent pourquoi on ne lui a pas encore octroyé le titre de monseigneur?  Il est un pasteur chevronné qui a passé toute sa vie de prêtre (46 ans en 1998) en paroisse.  Ce serait un euphémisme de répéter qu'il s'intéresse de près à toute la dimension sociale et que son oeuvre pour soulager la pauvreté est largement connue.  Tant qu'elle aura un curé de la qualité et de l'envergure de l'abbé Roger Bouchard, la paroisse Saint-Alphonse-Marie-de-Liguori de Hawkesbury sera entre bonnes mains.

Monseigneur Paul Racine 1998-1999

Il fut ordonné prêtre le 14 juin 1956 à Ottawa et obtint une licence en droit canonique en 1964 de l’Université Saint-Paul. En 1982 il fut nommé prélat d’honneur par Sa Sainteté le pape Jean-Paul II.

Monseigneur Racine a occupé plusieurs fonctions au sein de l’église catholique de l’archidiocèse d’Ottawa. Il enseigna au Petit Séminaire d’Ottawa de 1956 à 1961. De 1962 à 1967, il fut professeur et procureur au Grand Séminaire d’Ottawa et de 1964 à 1967, il fut également avocat au tribunal ecclésiastique de l’archidiocèse d’Ottawa. Nommé vice-chancelier de l’archidiocèse d’Ottawa en 1967, il a occupé successivement les postes de directeur et de secrétaire du Conseil diocésain de pastorale et de coordonnateur de la pastorale diocésaine. Il était également membre du Collège diocésain des consulteurs.

Curé fondateur de la paroisse Saint-Claude de Blackburn Hamlet (1969-1973), il a aussi œuvré comme curé de la paroisse Saint-Louis-de-Montfort d’Ottawa (1973-1976), de la paroisse Saint-Joseph d’Orléans (1977-1995), et de la paroisse Saint-Isidore (1996-1998) St Alphonse (1998-1999). Par la suite, il continua jusqu’à récemment à faire du ministère dans plusieurs autres paroisses.

 

L'abbé Luc Ricard 1999-2001

M. l’abbé Luc Ricard est né à St-Alexis, dans la région de Lanaudière, en 1935. Il a fait ses études classiques au Séminaire de Joliette de 1951 à 1958 et théologiques au Grand-Séminaire de St-Boniface, au Manitoba, de 1958 à 1962.  Il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Prince-Albert, en Saskatchewan, le 24 juin 1962.  Il a été professeur au Collège Notre-Dame de Prnce-Albert avant d’entreprendre le ministère paroissial dans le diocèse d’Ottawa jusqu’en 2010, année où il a pris sa retraite dans son patelin local. Il y accomplit toujours, avec le grand esprit de foi et l’amabilité qui le caractérisent, divers ministères occasionnels. Au fil des années, sa passion des voyages et sa soif de découvrir se sont manifestés par divers périples, entre autres en Israël, en Italie, en Pologne, en tunésie, en Russie…

 

L'abbé Jean-Louis Gosselin 2001-2003

Né le Jour de l’an 1935 à Masson, QC, L’abbé Jean-Louis Gosselin enseigna au Petit séminaire, puis au Mont Saint-Joseph. Il fut nommé administrateur de la paroisse Saint-Pascal-Baylon et il enseigna et a été aumônier à l’école secondaire de Plantagenet. Tout en travaillant à la paroisse Saint-Pascal-Baylon, il était curé à la paroisse Sainte-Félicité à Clarence Creek. Ensuite, curé aux paroisses Sainte-Famille à Ottawa, Saint-Victor à Alfred, Saint-Grégoire-de-Naziance à Vankleek
Hill, Très-Sainte-Trinité à Rockland, Saint-Dominique à Hawkesbury, et Saint-Claude à Gloucester. Il prit sa retraite en 2010.

 

L'abbé Roger Lacelle 2003-2004

Roger LACELLE, abbé, B.A., B.Th., H.S.A., né le 5 juillet 1937, ordonné le 13 juin 1964.  Vicaire à Notre-Dame-du-Saint-Esprit de Vanier (1954-1967); aumonier diocésain de l'Action catholique, de l'Apostolat laïc, de la Jeunesse ouvrière chrétienne, de la Jeunesse rurale catholique, de la Jeunesse en marche; vicaire à L'Ascension de Hawkesbury (1969...) et responsable de la pastorale à l'école secondaire (1971-1979); administrateur à Sainte-Thérèse-d'Avila de Marionville et assistant-curé à Embrun (1979-1980); administrateur de Saint-Benoît-Labre de Wendover (1980-1988), curé de Saint-Bonaventure d'Ottawa (1988-1992); aumonier et chef de service de pastorale à l'Hôpital Monfort d'Ottawa (1992...).


L'abbé Jean-Pierre Fredette 2004 - 2011

 

L'abbé François Kibwenge 2011 -

Après plusieurs années de ministère pastoral au Congo, l’abbé François Kibwenge a entrepris des études à l’Université St-Paul où il obtint une maîtrise en mission et dialogue inter-religieux et un doctorat en théologie.

 L’abbé François s’intéresse à la théorie et à la pratique de l’évangélisation.  Tout en exerçant son ministère dans le diocèse d’Ottawa comme curé de paroisse, l’abbé François a écrit plusieurs livres. Quand il était curé de Monfort, il avait mis sur pied une école d’évangélisation.  Il est maintenant curé de la paroisse St-Pierre apôtre à Hawkesbury.

 

PRÊTRES ORIGINAIRES DE HAWKESBURY

James C. DUNN, abbé, ordonné le 20 avril 1890 à Hawkesbury par Mgr Duhamel.

Antoine BERTHIAUME, s.m.m., né le 27 mars 1898, ordonné le 15 mars 1924, préfet de discipline et professeur au Juniorat de Papineauville, décédé le 22 mars 1935.

Albert BERLINGUETTE, o.m.i., né le 21 janvier 1901, ordonné le 29 mai 1926.

Donat LACELLE (Lascelles), abbé, né le 1er juillet 1902, ordonné le 14 juin 1930.

Jean BERTHIAUME, abbé, B.A., L.Ph., né le 25 avril 1905, ordonné le 5 juin 1932, professeur et préfet de discipline au Petit Séminaire d'Ottawa, curé à Saint-Émile-de-Suffolk et à Saint-Pascal-Baylon; aumonier de l'Action catholique, de la J.É.C., de la J.É.C.F., de l'Hôpital Montfort et de la Résidence Saint-Louis; prédicateur de retraites fermées; conférencier aux Cercles Lacordaire et Jeanne-d'Arc ainsi qu'aux cours de préparation au mariage; service ministériel à Saint-Anne d'Ottawa, au Foyer Madona, au Manoir McDonald et au Manoir Victoria; décédé le 6 juillet 1983.

Jean-Baptiste Castonguay, o.m.i., né le 30 septembre 1906, ordonné le 24 juin 1934

Percy McGUIRE, abbé, B.A., L.Ph., né le 1er décembre 1907, ordonné le 29 juin 1934, professeur au Petit Séminaire d'Ottawa (1934-1954), desservant à Kilmar (1945-1952) et à Farm Point (1952-1953), curé de Metcalfe et desservant de Russell (1953-1954), curé de Chute-à-Blondeau (1954-1966) et de Sarsfield (1966-1970), décédé le 4 septembre 1980, inhumé à Chute-à-Blondeau.

Napoléon GÉLINEAU, Mgr, P.D., V.G., B.A., L.Ph., né à Chute-à-Blondeau le 29 août 1905, études commerciales à Hawkesbury, ordonné le 29 juin 1934, professeur au Petit Séminaire d'Ottawa (1934-1954) et supérieur (1954), desservant de Saint-Clément de Farm Point, vicaire général (1954), directeur diocésain de l'Action catholique et de l'Apostolat laïc, chapelain de la Maison Sainte-Marie d'Ottawa, curé de la cathédrale (1966-1971) et vicaire épiscopal,  aumonier de l'Hôpital Saint-Vincent d'Ottawa, décédé le 18 janvier 1975.
 
Léo SABOURIN, abbé, B.A., B.Ph., L.Ph., né le 2 février 1911, ordonné le 29 juin 1935, vicaire à Alfred (1935-1940), Saint-Paul d'Aylmer (1040-1941), Embrun (1941-1947), Sainte-Rose-de-Lima (1947-1948), Saint-Bonaventure d'Ottawa (1948-1949); curé de Sainte-Valérie de Boileau (1949-1952), Saint-Laurent de Caldbad Springs (1952-1953), Saint-Fidèle de Fassett (1953-1962), Saint-Jean-Baptiste de L'Orignal (1962-1975), Saint-Thomas de Lefaivre (1975-1983); aumonier de la Résidence Prescott-Russel (1983-1991) et aumonier des Chevaliers de Colomb pendant plusieurs années; décédé le 6 mars 1994 et inhumé à Hawkesbury.

Paul-Albert LAFRAMBOISE, abbé, né le 5 juin 1911, ordonné le 21 juin 1937, curé de Saint-Benoît-Abbé de Hull.

Charles GOUGEON, abbé, né le 2 février 1912, ordonné le 27 juin 1937, vicaire à Buckingham, Sainte-Rose-de-Lima, Pointe-Gatineau, Papineauville, Ayersville, Brownsburg; curé-desservant à Saint-Michel-de-Wentworth, Kilmar, Harrington, Laurel, Lac Louise; curé à Saint-Philippe d'Argenteuil; décédé le 16 février 1988.

Lionel LABELLE, p.m.é., ordonné le 31 juillet 1938.

A.LAFONTAINE, abbé

Denis LACELLE, abbé, B.A., B.Th., H.S.A., M.A., D.Ph., né le 16 novembre 1931, ordonné le 12 juin 1959, professeur au Petit Séminaire d'Ottawa (1954-1955, 1959-1960), vicaire à Montebello (été 1959), vicaire et professeur à Casselman (1960-1961), secrétaire-cérémoniaire de Mgr P.-É. Charbonneau (1961-1962); aumonier diocésain des mouvements d'apostolat laïcs, des Chrétiens d'aujourd'hui, des Dames de Sainte-Anne, du Tiers-Ordre, des Cercles Lacordaire, de l'Action catholique, de la Jeunesse en marche, du service Mariage et bonheur; responsable diocésain de la catéchèse aux adultes (au total, coordonnateur de 21 organismes diocésains): vicaire et professeur à Rockland (1969-1973); curé de Lefaivre (1973-1975) et de Hammond (1975-1994), desservant à Sarsfield (1981...); vicaire épiscopal, responsable du domaine scolaire (1992-1994) et vicaire régional (1992-1994).

 

Roger LACELLE, abbé, B.A., B.Th., H.S.A., né le 5 juillet 1937, ordonné le 13 juin 1964.  Vicaire à Notre-Dame-du-Saint-Esprit de Vanier (1954-1967); aumonier diocésain de l'Action catholique, de l'Apostolat laïc, de la Jeunesse ouvrière chrétienne, de la Jeunesse rurale catholique, de la Jeunesse en marche; vicaire à L'Ascension de Hawkesbury (1969...) et responsable de la pastorale à l'école secondaire (1971-1979); administrateur à Sainte-Thérèse-d'Avila de Marionville et assistant-curé à Embrun (1979-1980); administrateur de Saint-Benoît-Labre de Wendover (1980-1988), curé de Saint-Bonaventure d'Ottawa (1988-1992); aumonier et chef de service de pastorale à l'Hôpital Monfort d'Ottawa (1992...).

 

Mgr Berniquez est originaire de Hawkesbury. Il est le fils de Gérard Berniquez et de Thérèse St-Jean, tous les deux décédés. Il fit ses études primaires et secondaires aux écoles Paul VI et l’École secondaire régionale à Hawkesbury. Il obtint ensuite un baccalauréat en philosophie à l’Université d’Ottawa et poursuivit ses études en théologie à l’Université Saint-Paul, puis au Collège universitaire dominicain à Ottawa. Il a été ordonné prêtre le 21 mai 1994 en la Basilique-cathédrale Notre-Dame par Mgr Marcel Gervais, archevêque d’Ottawa. Mgr Berniquez a exercé son ministère dans plusieurs paroisses à Orléans et dans l’Est ontarien. Il a été aumônier du mouvement La Relève et de plusieurs cercles et conseils de Filles d’Isabelle et de Chevaliers de Colomb. Mgr Berniquez est cérémoniaire de l’archevêque d’Ottawa depuis 1993. Il a été Vicaire régional pour la Région II, secteur français puis, depuis 2008, il est Vicaire épiscopal et  Coordonnateur du service diocésain de pastorale du secteur français. Il est également membre du Collège des Consulteurs et du Conseil presbytéral, procureur-avocat du tribunal ecclésiastique régional d’Ottawa et Vicaire épiscopal pour les communautés religieuses, secteur francophone. Mgr Daniel Berniquez a été de tous les grands rassemblements mondiaux de jeunes depuis 1993. Il garde une grande place dans son cœur pour chaque personne qu’il rencontre. Son ardeur à vouloir rendre le Christ présent particulièrement auprès des jeunes est ressenti par tous.

 

L'abbé Lucien Campeau

À la suite d’une formation universitaire au cours de laquelle il obtint un baccalauréat en langue et littérature française (B.A. lang & lit. fr.) puis d’une maîtrise en éducation (M.Ed) de l’université d’Ottawa,  l’abbé Lucien entrepris une  carrière en éducation.  Il oeuvra à différents niveaux des cycles primaire, moyen et intermédiaire toujours en enseignant la catéchèse et en participant à la mise en œuvre de la pastorale scolaire.  Il fut particulièrement actif dans le poste de conseiller pédagogique en enseignement religieux pour le conseil scolaire catholique de Prescott-Russell pendant une décennie.  En septembre 2007, il s’inscrivit à la faculté de théologie de l’université Saint Paul à Ottawa pour  obtenir le 18  juin 2016 une Maîtrise en Études Théologique  (M.E.T.).   Le 19 juin 2016,  l’Archevêque d’Ottawa, Mgr Terrence Prendergast,  l’ordonna au diaconat transitoire et, le 25 novembre 2016,  lui conféra l’ordination presbytérale.  Tout cela dira-t-il : À cause de Jésus et de mes frères et sœurs!

 

 

Note: La liste des religieuses se limite ici aux Soeurs de la Charité d'Ottawa.  D'autres religieuses (ex.: Soeur Fernande Gougeon, f.d.l.s.)
sont aussi natives de Hawkesbury.  La recherche doit être complétée.

Document réalisé parYves Saint-Denis

 
 



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